« La peur éloigne le bien, le bien éloigne la peur. »
Qui n’a jamais eu peur !
La peur nous accompagne tout au long de notre vie. Dès la naissance, des études ont montré que le sang prélevé sur le cordon ombilical contenait un taux d’hormones de stress très élevé.
C’est une émotion primaire qui est là pour nous protéger en nous informant qu’il se passe quelque chose de dangereux pour nous. Elle nous permet de nous mettre en protection, de nous sauver de certaines situations. Elle peut aussi engendrer une communication agressive, parfois aussi une absence de communication.
Le bien c’est notre capacité à gérer nos peurs, notre capacité à les dépasser, d’avancer sur notre route en confiance. Une forme de transcendance peut être vécu si nous parvenons à faire confiance en la vie.
Quand nous perdons un proche, nous ressentons de la tristesse. C’est normal n’est-ce pas ? Et pourtant parfois, c’est la peur qui se cache derrière ces larmes : la peur de la solitude, la peur de ne pas pouvoir faire face à l’absence, la peur de l’inconnu …C’est le même processus qui est engagé lorsque nous changeons d’emploi, quand nous déménageons, que nous quittons notre partenaire … même si c’est notre choix. Un vrai processus de deuil doit s’opérer. Si nous acceptons ou devrais-je dire si nous accueillons ces changements dans nos vies, seule la tristesse s’exprimera. La tristesse qui nous permet de tourner les pages de notre vie. Nous pourrons appréhender cette notion de « bien », d’espérance, de confiance en nous, en l’autre, en la vie.
Nous devons lutter contre ces peurs. Nous devons mobiliser toute notre aptitude à la résilience pour y parvenir. La peur sait utiliser les « méandres obscurs » de notre être pour arriver à notre cœur. La peur est mauvaise conseillère. L’ignorance ne peut qu’amplifier la peur et induire des comportements dysfonctionnels. N’oublions pas que la peur n’est pas un guide, c’est un indicateur. Apprenons à nous connaitre vraiment, avec la sincérité du cœur. Nous pourrons ainsi trouver le calme, la tranquillité intérieure, la seule capable de nous permettre d’avoir une analyse juste de ce que nous vivons. Nous saurons trouver le mot juste pour exprimer ce que nous ressentons. La peur nous enferme dans des certitudes, le bien nous libère par la connaissance de nous-mêmes, ouvre notre esprit et notre cœur. « La peur éloigne le bien, le bien éloigne la peur. » C’est un véritable chemin d’apprentissage de vie et d’ouverture du cœur.