Le cerveau ne fait pas de différences

Le cerveau ne fait pas de différences

Pour le cerveau, comme si = comme c’est. Le cerveau ne fait pas la différence entre le réel, l’imaginaire, le virtuel, la symbolique.

Quand nous travaillons dans un environnement conflictuel, même si nous ne sommes pas directement concernés, même si nous faisons le choix de ne pas nous en mêler, notre cerveau observe, entend, ressent à travers tous nos sens. 

Toutes ces tensions accumulées font qu’à la moindre épreuve, nous allons réagir de façon surprenante, peut-être même de façon disproportionnée, comme si nous avions été nous-mêmes directement concernés par les évènements. 

Le cerveau ne sait pas gérer le stress. Les émotions se vivent dans le corps. Quand le stress se fait trop intense, nous voulons changer de poste, de fonction mais finalement, le corps s’arrête, nous devons nous mettre en position de repli, de survie, en arrêt maladie. 

Ne rien dire, ne rien voir, ne pas intervenir ne nous protège pas d’une grande souffrance face à ce que nous ressentons comme une grande injustice. 

La solution? N’acceptons pas tout ce qui se passe autour de nous car cela nous impacte aussi surement que si nous étions les acteurs des évènements qui se déroulent sous nos yeux. 

Osons dire que cela nous dérange, restons positionnés, clairs.
Nul ne peut laisser parler le mal sans agir. 
Vous ressortirez de cette épreuve grandit, fiers de vous. 
Votre confiance en vous sera renforcée.

Burn-out, la maladie des efficaces

Burn-out, la maladie des efficaces

De nos jours, beaucoup de personnes souffrent au travail. Quand le burn-out s’installe, le risque de dépression est réel. Le burn-out, aussi appelé « la maladie des efficaces », désigne un épuisement émotionnel, physique et mental. Les personnes touchées sont des personnes engagées, consciencieuses dans ce qu’elles font.

Si le burn-out se rencontre très souvent au travail, il peut aussi toucher toutes personnes investies dans leurs activités : le sport, les associations … Environ 7% de la population est touchée par le burn-out, selon des études menées en Allemagne et en Finlande entre 2005 et 2006 » : source : burnout-info.ch Cet état s’installe de façon insidieuse. La charge de travail augmente lentement mais surement.

La fatigue s’installe.
Comme les heures d’une journée, notre résistance au stress n’est pas extensible. Toujours connectées à notre milieu professionnel : ordinateur, mail, téléphone… nous continuons à travailler à domicile, en vacances. Avec la fatigue, notre humeur s’altère. Notre qualité de sommeil aussi, tant en quantité qu’en qualité. Nous sommes moins souriant, moins avenant, moins réceptif, irritable, parfois intolérant. Notre entourage proche commence aussi à souffrir de cette situation. Nous commençons à devenir maltraitant. Nous devrions pouvoir dire « stop » à ce moment-là, même si c’est déjà un peu tard !

Ceci n’est pas une fatalité. Notre vie professionnelle résonne sur notre vie personnelle. Si l’organisation au travail, le positionnement hiérarchique, enclenchent ce processus, il résonne sur un fonctionnent induit par notre éducation.

Nous ne sommes qu’une seule et même personne : avec notre famille, au travail, avec nos amis… C’est une utopie de penser que nous pouvons faire complètement abstraction d’une partie de nous-mêmes à différents moments de la journée.

Nous essayons de maintenir un ordre extérieur alors que le chaos s’installe à l’intérieur de nous. Le risque majeur est la dépression. Beaucoup d’arrêts maladie sont prescrits pour permettre aux personnes de s’arrêter, de souffler, de « couper » avec le monde professionnel, pour se REPOSER, se remettre sur pieds.

Mais cela n’est pas suffisant sur la durée. Les mêmes causes ayant les mêmes effets, la personne qui ne prend pas le temps nécessaire à la réflexion sur son fonctionnement, retombera dans le piège de l’hyperactivité.  

La polyvalence, l’efficience ne peuvent se concevoir que dans une connaissance juste de qui nous sommes. Nous saurons ainsi où sont nos limites, comment gérer un surcroit de travail, répondre aux exigences de notre entreprise sans nous mettre en danger.

Les traumatismes se transmettent de génération en génération

Les traumatismes se transmettent de génération en génération

 » Les traumatismes vécus par les parents ou les grands parents peuvent-ils laisser une empreinte biologique transmise de génération en génération ? Certains scientifiques commencent à travailler sérieusement sur cette hypothèse. Parmi eux : Isabelle Mansuy, de l’école polytechnique fédérale de Zurich, en Suisse ».
http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/info-sante/les-traumatismes-se-transmettent-de-generation-en-generation_1759495.html

« Lors d’un traumatisme, d’un stress important, une modification chimique de l’ADN apparait. Cette cicatrice est mesurable et elle se transmet sur 3 générations au moins. Même si le 3° génération n’a pas vécu le traumatisme, elle est porteuse de la plus grande cicatrice sur son ADN. Par la thérapie et les médicaments, on peut effacer cette marque de notre ADN et faire disparaitre la charge affective liée à l’évènement ».

Autre lien à écouter à partir de 16:32 à 21:36 :
http://www.rts.ch/play/tv/le-journal-du-dimanche/video/decouverte-unige-entretien-avec-dora-knauer-pedopsychiatre-hug?id=3745908

Même si ces liens ne sont pas récents, ils restent porteur d’espoir.

Enfants d’aujourd’hui, adultes de demain

Enfants d’aujourd’hui, adultes de demain

N’oublions jamais que les enfants d’aujourd’hui seront les adultes de demain.

« La négligence affective fait des ravages. Alors, en tant que parents, levons le nez de nos smartphones, éteignons la TV, revenons plus tôt de notre travail, bref prenons les mesures pour nous engager à favoriser l’épanouissement de nos enfants en leur accordant l’attention nécessaire. Et n’oublions pas que notre comportement influera forcément sur le leur une fois qu’ils seront adultes ».
Boris Cyrulnik .

https://lnkd.in/dqimvfH

Cerveau et mémoire : Les 4 périodes sensibles dans nos vies (par Boris Cyrulnik)